Rapport annuel 2024

Pour l’OCAM, l’année 2024 fut chargée. La première moitié fut marquée par un grand nombre de signalements de menace, majoritairement dû à l’augmentation des tensions sur la scène internationale, en particulier dans la bande de Gaza, tandis que la situation s’est progressivement améliorée à partir de juin. Le nombre de signalements de menace est alors reparti à la baisse, de même que les menaces à l’encontre des communautés juive et israélienne, qui avaient fortement augmenté depuis octobre 2023. Le contexte international est cependant resté très instable. Plusieurs attentats terroristes ont eu lieu en 2024 en Occident, dont notre pays est resté épargné. Nos services de sécurité et le parquet ont en outre assuré le suivi de nombreux dossiers, se soldant régulièrement par des arrestations. Le nombre de personnes reprises dans la Banque de données commune T.E.R. a globalement diminué, mais cela est surtout dû à la suppression de nombreux FTF qui sont, avec un haut degré de certitude, décédés en Syrie ou en Irak.

La menace la plus importante provenait toujours du milieu islamiste djihadiste. La propagande de l’EI, et dans une moindre mesure celle d’AQ, continue de trouver un écho dans certains milieux et parvient toujours à séduire de nouvelles générations. Il s’agit souvent de jeunes inconnus des services. 18 % des signalements de menace concernaient d’ailleurs des mineurs d’âge. Ces mineurs se radicalisent souvent en ligne, et ne se rencontrent plus que par ce biais. Cette dimension virtuelle constitue un défi majeur. Pour le reste, la menace demeure très diverse. Ainsi, les menaces liées à un contexte étranger et les sentiments anti-establishment étaient également très présentes Le nombre de signalements de menace liés à l’extrémisme de droite fut limité, mais des dossiers ont néanmoins été régulièrement traités par le parquet et les services. Les milieux extrémistes de gauche se sont eux montrés plus actifs, principalement suite à la guerre à Gaza, provoquant des incidents mineurs, mais sans actes de violence à proprement parler. L’OCAM a également suivi de près les menaces liées à la guerre de la Russie contre l’Ukraine. Pour l’instant, leur impact est plutôt faible, se limitant à des cyberattaques à petite échelle, des intimidations et des campagnes de désinformation.

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