Connecting the dots

Le Plan d’Action Radicalisme (Plan R)

Le Plan R – Objectif

Le Plan d’Action Radicalisme (Plan R) vise à réduire autant que possible le radicalisme et l’extrémisme, y compris le processus de radicalisation, au sein de notre société. Le Plan R initial de 2006 était principalement axé sur une approche purement répressive et de sécurité, mais au fil du temps, cette approche s’est avérée insuffisante ; le Plan R a dès lors progressivement évolué pour devenir un plan d’approche pluridisciplinaire, qui tient compte des rôles respectifs de tous les niveaux de pouvoir en Belgique et promeut une étroite coopération entre tous les acteurs impliqués. Les thématiques traitées dans le cadre du Plan R incluent les convictions politiques, idéologiques, confessionnelles ou philosophiques les plus diverses.

Le Plan R – Services impliqués

Entre-temps, les services de sécurité (tels que l’OCAM, la Police fédérale et locale et les deux services de renseignement belges, la VSSE et le SGRS) ne sont plus les seuls à participer au Plan R : sont venus s’ajouter plusieurs services publics fédéraux (le SPF Intérieur, le SPF Finances, le SPF Justice,…), les Communautés et les Régions (le Service d’aide à la jeunesse, les Maisons de la Justice,…), et de nombreux acteurs locaux tels que les villes et les communes ainsi que des services sociopréventifs. Une approche purement répressive s’est en effet avérée insuffisante. La lutte contre le terrorisme, l’extrémisme et la radicalisation commence par le développement d’une société inclusive. Dès lors, la prévention et la réintégration font également partie intégrante du Plan R. Il convient d’envisager la meilleure approche au cas par cas.

Plan R – Plateformes de concertation

Le Plan R opère sur la base de diverses plateformes de concertation.

  • Les Taskforces locales (TFL) sont le centre névralgique du Plan R pour le volet répressif et sécuritaire. Elles constituent le réseau où les services de sécurité échangent des informations et discutent de cas concrets. Les acteurs concernés décident en concertation mutuelle si et comment les personnes concernées seront suivies par le biais de mesures sociopréventives ou de sécurité.
  • Les Cellules de Sécurité intégrale locales en matière de radicalisme (CSIL-R) opèrent sur le plan préventif. Les services de sécurité ne participent pas aux CSIL-R : celles-ci réunissent les autorités locales et des services psychosociaux et du bien-être. Depuis 2018, chaque commune a l’obligation légale de créer une CSIL-R, mais les communes peuvent aussi choisir de mettre en place leur CSIL-R conjointement avec d’autres communes. La CSIL-R est toujours présidée par le bourgmestre et elle réunit également l’Information Officer (police locale) ainsi que des représentants des acteurs sociaux locaux (écoles, Forem/Actiris, CPAS, etc.). Leur approche est axée sur la prévention et doit surtout être facilement accessible et soutenir leur propre finalité. L’objectif est d’offrir un encadrement sur mesure.
  • L’Information Officer de la police locale assure le partage d’informations entre les TFL et les CSIL-R. L’Information Officer est le seul partenaire à être présent tant au sein de la TFL que de la CSIL-R : il assure donc une fonction de liaison et n’est pas le représentant de la police locale, mais bien de la TFL au sein de la CSIL-R.

Pour plus d’informations sur les CSIL-R et leur fonctionnement, consultez notre brochure.

Enfin, au niveau stratégique, la Taskforce nationale (TFN) assure la coordination du Plan R. La TFN réunit, sous la présidence de l’OCAM, les représentants des services suivants. Ils sont les principaux partenaires du Plan R.

  • le ministère public ;
  • les services de renseignement : la Sûreté de l’État et le service de renseignement militaire SGRS ;
  • les services de police (fédérale et locale) ;
  • le SPF Affaires étrangères ;
  • le SPF Intérieur avec la Direction générale Sécurité et Prévention ; la Direction générale Office des Étrangers ; la Direction générale Centre de Crise national ;
  • le SPF Justice avec la Direction générale des Établissements pénitentiaires ; le Service des Cultes et de la Laïcité et la Cellule Terrorisme et Radicalisation violente ;
  • le SPF Finances avec la Cellule de traitement des informations financières ;
  • l’Autorité flamande ;
  • la Fédération Wallonie-Bruxelles ;
  • la Région wallonne ;
  • la Communauté germanophone ;
  • la Région de Bruxelles-Capitale.

Le Plan R a également prévu des Groupes de travail, qui se concentrent chacun sur une thématique spécifique. Ces Groupes de travail permettent de réagir de manière flexible à l’évolution des tendances et des phénomènes. L’objectif de ces groupes de travail est de réunir des spécialistes des différents services et administrations afin d’échanger de l’expertise et des connaissances autour d’une thématique spécifique.